Tout peut changer de Naomi Klein

NaomiKleintoutpeut changer

Exxon Mobil, BP, Shell et consorts ont déclaré la guerre à la planète.

C’est Naomi Klein qui l’affirme et elle ne manque pas de preuves!

 

Il est prouvé scientifiquement que le réchauffement climatique qui sévit sur terre est le fait de l’homme et que ses conséquences constituent une grave menace pour la faune et la flore, et pour l’humanité.

Si Naomi Klein dresse ce constat (à la suite de bien d’autres journalistes ou spécialistes de la question), ce n’est pas pour le plaisir morbide de s’apitoyer sur notre sort ou pour nous exhorter une énième fois à changer radicalement nos habitudes de consommateurs…

Le but ici est éminemment constructif: elle démontre avec force références à l’appui que c’est l’économie néo-libérale à l’œuvre depuis les années 80 (largement imposée par Reagan et Thatcher) ) qui est responsable pour une bonne part de  ce réchauffement en favorisant l’activité délétère des multinationales de l’énergie (entre autres) et les oligarques qui les dirigent. Et donc, sans aller jusqu’à se réjouir de cette crise, elle considère que c’est une extraordinaire occasion qui nous est donnée de changer la donne : celle qui ne fait qu’accroître les inégalités dans le monde au profit d’une minorité de puissants. Cette nouvelle donne rendrait aux Etats leur juste rôle, qui devrait consister à règlementer la finance et le commerce afin de restaurer un certain équilibre…  Ou d’instaurer cet équilibre! Car peut-être serait-ce là une première dans l’histoire?

Peut-on espérer un changement de cet ordre dans les pays « qui comptent » sur l’échiquier international (les Etats-Unis en tête)? Tout semble démontrer que globalement, on persévère dans la mauvaise direction, en dépit du bon sens .

Alors? Alors, Naomi Klein nous montre, en citant 1000 exemples pertinents, que des politiques alternatives, quoique minoritaires, sont privilégiées aujourd’hui-même, que des mouvements citoyens alternatifs (qu’elle nomme Blocadie) parviennent à exercer un vrai pouvoir pour imposer l’énergie verte ou des activités commerciales respectueuses de l’environnement.

Il faudrait « simplement » créer des ponts entre les différentes initiatives pour qu’un mouvement plus vaste, plus organisé et partant plus conséquent, se constitue et fasse le poids contre les pratiques économiques dominantes.

En décembre prochain aura lieu à Paris la COP 21, la conférence des Nations unies pour le climat, censée redéfinir le nouveau seuil de gaz à effet de serre à ne pas dépasser… Un sommet dont on apprend qu’il pourrait être financé en partie par des firmes comme BMW ou GDF Suez!

Peut-être l’ultime occasion pour les citoyens responsables que nous sommes d’exiger un changement salutaire pour tous!

 

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