Barly Baruti

Madmae Livingstone Dans le cadre du festival des Nuits d’Encre, qui cette année met à l’honneur des artistes belgo-africains, Le Petit Bouquineur a eu la joie de participer à une rencontre avec le dessinateur  Barly Baruti à l’occasion de la sortie de son dernier album BD , « Mme Livingstone », réalisé avec la collaboration du scénariste Christophe Cassiau-Haurie

Il s’agit de l’histoire d’une amitié hors-norme pendant la première guerre mondiale entre Gaston Mercier, un aviateur des forces belges au Congo, et Alexis Livingstone, un métis portant le kilt (d’où le « Madame ») et se prétendant le fils de l’explorateur du même nom. D’’une palette aquarelle aux couleurs chaudes, avec un formidable talent de dessinateur, Baruti rend merveilleusement aussi bien la beauté des paysages africains, de sa flore et de sa faune, que les scènes de guerre ou encore les expressions des personnages. C’est un régal à chaque page que de s’immerger avec Gaston Mercier au cœur de ce pays tantôt flamboyant tantôt ténébreux.

Et l’on ne peut que saluer l’esprit critique des auteurs et leur souci documentaire (cf. le dossier de 16 pages en fin d’ouvrage), qui nous mènent bien loin des idées convenues sur le Congo. Cette réplique de l’aviateur belge au début de l’album en donne un aperçu très clair : « Tout ce beau monde va se foutre dessus pour que les patrons des usines de Charleroi et de la Ruhr puissent se gaver de caviar sans penser aux nègres morts au fin fond de l’Afrique ».

Précisons enfin que Baruti, non content d’être un dessinateur hors-pair, se révèle un excellent musicien et chanteur. Il nous a fait l’immense plaisir de nous chanter un morceau de sa composition en fin de soirée, une comptine africaine  interprétée d’une voix  vibrante et allant droit au cœur tout comme ses dessins!

A lire au coin du feu…

 Trompe-la-mort (Jean-Michel GUENASSIA) 388p.

 

GUENASSIAOn retrouve l’auteur du « Club des incorrigibles optimistes » pour  une épopée qui cette fois ne nous mène pas en ex-URSS, mais en Inde et dans l’un ou l’autre pays d’Orient.

Ici, le héros (malgré lui) de l’histoire, c’est Tom Larch, que nous suivons dès son plus jeune âge de son Inde natale, pays de sa mère bien aimée, à l’Angleterre, patrie de son père détesté, et puis dans ses missions casse-cou pour les Royal Marines en Afghanistan ou en Irak.

Il y a bien, au passage, matière à réflexion sur le carcan des traditions, le droit d’ingérence ou le monde des médias, mais avant tout, c’est un livre d’action…Et on sent bien que l’auteur prend un malin plaisir à nous balloter d’une péripétie à une autre, sans réel souci de vraisemblance, mais qu’importe…pourvu qu’on ait l’ivresse!

De la cohue bigarrée de New Delhi aux majestueux parcs anglais, Guenassia nous fait bigrement voyager, nous menant toujours là où l’on ne s’attend pas à aller!

 Danser les ombres (Laurent GAUDE) 249p.

Gaudé revient, et, cette fois encore, il ne se prive pas de nous emmener au cœur de scènes émotives fortes, qui nous habitent ensuite longtemps…

A Port-au-Prince, torride, chamarrée « puante, grouillante et frénétique », on se retrouve « chez Fessou », un ancien bordel, qui a pour vocation d’accueillir tout le monde, sans distinction de race, d’âge ou de classe. On y fait la connaissance de toute une galerie de personnages, qui vont devenir nos compagnons de route. Chacun a eu sa part de misère, certains ont vécu les années de dictature, d’autres, en revanche, ne sont plus là, et de ceux là, on évoque la mémoire avec joie et tristesse.

Et soudain, un nuage de poussière blanc s’abat sur la ville et tout est englouti.

Une nouvelle lutte commence, contre la terre mangeuse d’hommes, et une curieuse danse avec les morts s’annonce, qui veulent revenir et que les vivants aspirent si désespérément à retrouver…

Ce n’est pas un récit fantastique; le dialogue avec les morts est simplement un aspect du vaudou, indissociable de la culture haïtienne…

Un bel hommage rendu au peuple haïtien, à sa force de vie et à sa fierté.

Comment ma femme m’a rendu fou (Dimitri VERHULST) 142 p.

Sur une tout autre planète que celle d’un Gaudé, le complètement déjanté Dimitri Verhulst, notre compatriote originaire d’Alost, n’a rien perdu de son cynisme et de son sens de la provocation dans ce nouveau roman où il pose un regard sans concession, comme on dit, sur les maisons de repos!

Rire de la maladie d’Alzheimer, en imaginant un personnage qui feint d’en être atteint pour échapper à une épouse acariâtre, c’est quand même osé! On n’en attendait pas moins de l’auteur de « La merditude des choses ».

Le tout n’est quand même pas exempt d’amertume, ni de tristesse…Il faut donc être prêt à passer un moment du rire aux larmes.

 

 

Trois petits chefs-d’oeuvre des quatre coins du monde d’aujourd’hui

L’Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage (Haruki MURAKAMI)

Tzukuru Tazaki porte un nom qui ne contient pas de couleur. Et justement, il se trouve plutôt terne, contrairement à ses quatre amis les plus chers, à la personnalité chatoyante et au patronyme coloré…

Du jour au lendemain, ceux avec qui il formait un groupe comme les doigts de la main l’excluent sans explication. S’ensuivent de longs mois de profonde dépression au cours desquels la mort est à deux doigts de l’emporter. Mais contre toute attente, Tzukuru survit et  renaît même, d’une certaine manière…

16 ans plus tard, une rencontre amoureuse va le pousser à chercher la raison  du bannissement qui a failli lui coûter la vie…

Voilà un récit initiatique simple et beau comme une estampe japonaise et lumineux comme un conte zen…

Le Complexe d’Eden Bellwether (BenjaminWOOD)

Dans le milieu élitiste de l’université de Cambridge, Oscar, un aide-soignant  débarqué là par hasard, tombe amoureux d’Iris, la sœur d’Eden Bellwether, un étudiant passionné de musique baroque et organiste virtuose. Narcissique, obsédé par les études consacrées à l’usage hypnotique de la musique, Eden, entouré d’un petit comité d’admirateurs, va bouleverser à jamais la vie d’Oscar….

Cet excellent premier roman surprend par l’amplitude de son propos. En nous emmenant aussi bien dans le petit monde des jeunes nantis de Cambridge  que parmi les résidents grabataires d’une maison de repos, Benjamin Wood se met à explorer, mine de rien, différents thèmes fondamentaux…: les relations entre des personnes de milieux sociaux différents, les préoccupations de la « high society » ou celles  des professeurs d’université, le pouvoir de la musique et ses rapports avec la folie…, et bien d’autres encore…

Très vaste donc, nourrissant et troublant!

Une constellation de phénomènes vitaux (Anthony MARRA)

Qui connaît la Tchétchénie? Qui peut prétendre comprendre vraiment quelque chose aux deux guerres intestines qui ont ravagé le pays il y a seulement quelques années ?

Ce  récit remarquablement construit  comblera sans aucun doute certaines lacunes en plus de nous précipiter dans le quotidien éprouvant de personnages plus vrais que nature : une chirurgienne russe  au service des mutilés tchétchènes, un médecin plus doué en dessin qu’en médecine sauvant la petite fille d’un ami tout juste emmené à la Décharge (le centre de détention destiné aux opposants et… à ceux qu’on soupçonnait de l’être) et quelques autres qui gravitent autour d’eux et dont on découvre peu à peu le lien qui les unit . Comme une constellation précisément.

Encore un livre inspiré de faits réels (l’auteur cite ses sources à la fin de l’ouvrage) qu’il faudrait ne pas manquer et qui a de surcroît le grand mérite de rendre compte d’évènements très proches de nous (dans le temps et l’espace) et pourtant presque oubliés, parce qu’ils ne sont plus sous le feu de l’actualité…. A présent, c’est l’Ukraine….

 

Rentrée Littéraire

 

Avec plus de 600 livres publiés, la rentrée littéraire 2014 donne de l’ouvrage (sans jeu de mot ravageur) aux lecteurs passionnés que nous sommes.

C’est avec joie que nous vous présentons  les premiers livres épinglés, en attendant d’achever les lectures en cours, un tantinet négligées ces derniers temps en raison d’une autre rentrée, tout aussi importante aux yeux du Petit Bouquineur : celle des écoliers !

Oona et Salinger (Frédéric BEIGBEIDER)

beigbederIl semblerait que  l’auteur du célèbre « Attrape-cœur » ait vécu une romance avec Oona O’Neil, la fille du non moins célèbre dramaturge américain Eugène O’Neil, la même qui deviendra Mme Chaplin quelque temps plus tard…

Désireux de nous offrir ce qu’il appelle une « faction » (fusion de » fiction » et « fact »), genre dans lequel s’est d’ailleurs remarquablement illustré l’un des autres « personnages réels » de son livre, Truman Capote, Beigbeider se plaît à imaginer ce qu’a bien pu être la brève histoire d’amour de ces êtres hors du commun.

On est emportés dans cette ambiance du New-York huppé d’avant-guerre, recréée avec brio par un auteur bien documenté…

Les considérations sur la jeunesse (ou plutôt le jeunisme) et sur l’amour (bien entendu jamais totalement dépourvues de dérision, c’est du Beigbeder !) autant que les  infos inédites sur le Débarquement (Salinger s’est porté volontaire en 44) étayées de détails affreusement réalistes valent aussi le détour.

Un bon Beigbeider, qui pourrait même être secrètement apprécié par ceux qu’insupporte le personnage (de Beigbeider!)

L’homme de la montagne (Joyce MAYNARD)

Comment ne pas aimer ce roman?

HomontagneIl y est pourtant question d’un serial killer, sévissant dans une montagne qui est le terrain de jeu de prédilection de deux sœurs qui s’adorent….

Mais c’est bien plus qu’un simple thriller…

Portrait d’une famille américaine des années 70 très subtil du point de vue psychologique en même temps qu’intrigue captivante, le dernier livre de Joyce Maynard (qui fut une autre des petites amies de Salinger, quelle coïncidence!) parle de l’amour familial avec autant de pudeur que d’émotion, et fait partie de ces livres qu’on dévore et qu’on regrette ensuite d’avoir terminés !

 les nouveaux monstres (Simonetta GREGGIO)

Simonetta Greggio Elle n’est pas belle l’Italie que Greggio nous donne à voir : les trente-cinq dernières année d’un pays gangréné par la corruption et la mafia, qui n’épargnent pas l’Eglise non plus.

Retrouvant la moitié du temps sa plume de journaliste à travers le personnage d’Aria Valfonda, l’auteur revient avec force détails sur les nombreux crimes mafieux et attentats de cette longue période, dont les commanditaires (pour la plupart de hauts responsables politiques) ont presque toujours été blanchis, ainsi que sur la carrière de celui qui semble l’incarnation de toutes les malversations, l’inoxydable « Cavaliere ».

Restent, pour se consoler, la beauté, les parfums et les saveurs des lieux tant aimés, qui sont ceux du monde privilégié des personnages, issus de l’aristocratie…

Intéressant pour qui veut se souvenir des événements sanglants qui ont fait la une de la presse italienne et internationale : l’assassinat d’ Aldo Moro, des juges anti-mafia, Falcone et Borsellino, plus près de nous le tremblement de terre d’Aquila et les immondes profits qu’il a générés….etc. etc.

 Comment s’en mettre plein les poches en Asie mutante (Mohsin HAMID)

MohsinAttention à toi, lecteur !

 L’humour dévastateur de Mohsin Hamid ne va pas t’épargner, car comme tout humour digne de ce nom, il aborde des réalités loin d’être agréables : celles d’un pays émergent avec son cortège de calamités sociales (pauvreté et inégalités sociales grandissantes, corruption, poids des traditions…) encore aggravées par la mondialisation…

Bien plus captivant qu’un essai sur le sujet, et d’une sensibilité rendue plus subtile encore par le second degré et le côté quelquefois un peu « cru » du langage…

Une vraie toquade pour un auteur pas si toqué qu’il en a l’air !

Très très bon livre !

 De toutes nos richesses (Stefano BENNI)

BENNI
Quel ravissement que ce nouveau Benni, dont l’extravagance rebelle semble avec les années gagner en raffinement poétique!

Et de poésie il est bien question dans ce roman, mais pas seulement. L’histoire, pourtant simple n’en est pas moins riche en rebondissements et en personnages attachants : le principal étant un professeur retraité et retiré dans un bourg montagneux qui redécouvre l’émoi amoureux…

Naviguant entre rêve et réalité, légende et satire contemporaine, le Benni de la maturité nous offre de très douces heures de lecture.

 

 

 

 

La sélection corsée

La sélection corsée

Avec « Le bureau des reptiles » et « l’Affaire Collini », la légèreté n’est certes pas au rendez-vous…mais les vacances ne sont-elles pas aussi faites  pour permettre  aux « surbookés » de s’appesantir sur certains sujets importants, sinon graves,  que le manque de temps empêche souvent de considérer pendant l’année ?

Et ces deux romans, écrits de main de maître, offrent matière à réflexion….

L’affaire Collini (Ferdinand von Schirach) roman

Un riche industriel allemand sauvagement assassiné dans sa chambre d’hôtel par un ouvrier d’origine italienne à la retraite qui ne cherche pas à nier les faits… Jusque là, rien de bien original. Mais l’auteur de cette histoire policière est un avocat allemand, spécialiste de droit criminel, déjà célèbre dans son pays pour avoir défrayé la chronique dans différents procès…Et c’est précisément l’aspect judicaire de « L’Affaire Collini » qui intéressera le lecteur désireux de s’instruire. D’autant qu’il est question des lois visant à sanctionner les criminels de guerre, en l’occurrence ici de hauts gradés nazis. On croit avoir déjà fait le tour de la question, mais non.  Ce livre a même contribué à ce qu’une commission d’enquête soit créée pour se pencher sur le passé nazi au ministère fédéral de la justice.

 Le bureau des reptiles (Marcel-Sylvain Godfroid) roman

On n’a pas non plus tout dit des affres du colonialisme et Marcel-Sylvain Godfroid  a choisi  quant à lui d’aborder la question de l’époque coloniale belge en nous faisant découvrir le milieu de la presse de l’époque, dont le fameux bureau des Reptiles (en réalité « fonds des reptiles ») organe de propagande et de contrôle de la presse mis en place par Léopold II au temps où il possédait le Congo.

Sous le couvert de la fiction, l’auteur nous révèle des faits inspirés par de nombreux  témoignages et documents authentiques et l’atmosphère de  Bruxelles à la fin du 19ème est magistralement rendue !

Un premier roman remarquable et un auteur à ne pas perdre de vue !

 

Coups de Coeur de l’Eté

Livres forts ou légers, pétillants, désaltérants ou capiteux à siroter cet été…

 

petite coupurePetites coupures (Dominique COSTERMANS) nouvelles

En évoquant d’une écriture ciselée ses souvenirs d’enfance et d’adolescence ayant trait à l’argent, Dominique Costermans fait renaître sous nos yeux la Belgique des années soixante et septante, qui semble à la fois si loin et si proche de celle d’aujourd’hui…Un petit livre de quelques pages d’une élégante simplicité.

 

 

Capture   Une dernière danse (Barbara HISLOP) roman

Comme à son habitude, la romancière nous décrit un épisode de la Grande Histoire (en l’occurrence la guerre d’Espagne) à travers la « petite » histoire d’une famille frappée de plein fouet par les évènements. Et le rythme endiablé du flamenco, ses danseuses flamboyantes et passionnées font parfaitement écho au récit de cette période tourmentée.

 

La fête de l’insignifiance (Milan KUNDERA) roman

Le style Kundera dans toute sa splendeur ! Petites balades philosophiques dans la vie de personnages, essentiellement masculins, qui bavardent, dissertent sur la séduction ou s’amusent comme des gamins. On croise aussi Staline, qui raconte des blagues pour le plaisir de retenir un collaborateur souffrant d’incontinence…et éprouver pour lui de la compassion! La fête de  l’insignifiance, c’est celle de la dérision, à notre triste époque, qui, selon l’illustre Kundera (il a tout de même 85 ans), a perdu tout sens de l’humour!

mr GwynMr Gwyn (Alessandro BARICCO) roman

La délicieuse histoire d’un écrivain fantasque qui veut cesser de l’être pour devenir un portraitiste de plume…Toute une réflexion poétique sur le métier d’écrivain…

 

 

miss alabamaMiss Alabama et ses petits secrets (Fannie FLAGG) roman

Une agent immobilier de 60ans, qui fut  jadis Miss Alabama, fait le triste bilan de son existence et décide de mettre fin à ses jours. Va-t-elle parvenir à mettre son funeste projet à exécution? Le thème peut sembler grave, mais il est traité avec légèreté, voire gaieté! Si bien qu’on s’amuse en fin de compte à suivre les allées et venues de cette bien sympathique suicidaire.

Je vais mieux (David FOENKINOS) roman poche

En surfant sur la vague actuelle du développement personnel (« ma vie me satisfait-elle? », « Suis-je en accord avec moi-même? »), Foenkinos nous raconte avec une pointe d’humour délectable comment  un mal de dos aussi aigu que soudain chamboule le train-train quotidien d’un homme qui pourtant « a tout pour être heureux ». Roman dans lequel on se retrouve et qu’on ne lâche qu’une fois terminé!

La clé de Salomon (José RODRIGUES DOS SANTOS) roman

La physique quantique expliquée aux amateurs de romans policiers! Etat des recherches sur l’origine de l’univers avec, en prime, réflexions existentielles, expérience de mort imminente et initiation à l’ésotérisme antique. Le tout très bien documenté. Idéal pour se prendre légèrement la tête en vacances tout en s’identifiant à un historien surdoué persécuté par la CIA et ses pratiques plus que douteuses.

 

Un coup de coeur du Petit Bouquineur

harry QuebertLa vérité sur l’Affaire Harry Quebert

La vérité sur l’affaire Harry Quebert est arrivé en poche ! L’occasion pour tous ceux qui comme moi sont passés à côté de cet excellent roman à sa sortie, de lire quelque chose qui vous prend aux tripes comme un thriller et vous émeut comme un grand roman d’amour. Certains fidèles lecteurs de la librairie m’avaient prévenue: c’est un roman que ne vous pouvez pas lâcher une fois commencé ! Ils avaient raison ! Et ce qu’ils ont omis de me dire, c’est que c’est un roman qui ne vous lâche pas quand vous l’avez terminé ! A ne plus manquer !

Le petit bouquineur accueille Sylvia

06062014 050C’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai accepté de seconder Michel à la librairie!
Je suis ravie de l’ambiance chaleureuse et familiale qu’on y trouve, de la gentillesse et de la patience à toute épreuve de Michel et d’avoir sous les yeux tant de livres!
Ma passion des livres justifie tout mon parcours : des études de lettres, quelques années à enseigner le français et l’italien à différents publics, une activité de traductrice littéraire et maintenant ce travail au Petit Bouquineur, où je ne demande qu’à partager mes impressions de lecture avec vous!

On a joué!

Bonsoir tout le monde!

Nous sommes 69  a avoir participé à hauteur de 10 euros chacun à la cagnotte pour l’euromillion de ce soir. Ce qui nous fait 690 euros de mise au total.  Nous les avons finalement répartis comme suit: 342 € + 342 € + 6 €

Pour le premier tirage les numéros sont: 4 – 10 – 16 – 20 – 25 – 38 et les étoiles sont 1 – 2 – 3 – 5 – 6 – 8 – 9 – 10 et nous avons pris les 4 jokers.

Pour le deuxième tirage, les numéros sont: 9 – 11 – 13- 23 – 28 – 44 et les étoiles sont: 2 – 4 – 5 – 7 – 8 –  9 – 10- 11 et nous avons aussi pris les 4 jokers.

Et pour le dernier tirage, les numéros sont: 1 – 2 – 6 -7 – 10 et les étoiles sont : 2 – 5 – 9 .

Passez demain voir si on a gagné 😉

Une histoire vraie sous forme de conte.

faye

A vous, amis de l’Afrique, de Patrice et de la librairie

 

Ami de Michel, Patrice Faye, le héros, est un homme extraordinaire qui a le cœur en forme d’Afrique. C’est la raison pour laquelle nous avons participé activement à la mobilisation dont il a bénéficié.

Nous sommes donc impatients de pouvoir vous faire découvrir son histoire.

faye

Le récit est présenté à la manière des conteurs d’autrefois, qui allaient à la rencontre des gens sur les places publiques.

Tout public, il a pour sujet un homme aux multiples casquettes, Patrice Faye. Il a été tour à tour et en même temps botaniste, naturaliste herpétologique, homme de théâtre et humanitaire engagé. Condamné injustement à vingt-cinq ans de prison il a été libéré suite à une mobilisation internationale.

Il s’agit d’une réalisation à 6 mains. Le texte est de Magali Léridan, pianiste interprète, elle est auteure de scenarii de théâtre, de nouvelles et d’articles ayant pour thèmes la musique. l’illustration nous vient de Bernard Faye, vétérinaire et chercheur mais également auteur de romans et d’ouvrages scientifiques qu’il a lui-même illustrés. Il n’en est donc pas à son coup d’essai.  Grâce à Joan Travis, une traduction anglaise coexiste avec le texte original.

Cet ouvrage sera disponible chez nous d’ici une dizaine de jours, n’hésitez pas à venir faire un tour.